Convention Philips organisée par Jack Morton à la Défense, Crossroads en coulisse


Le 23 septembre 2005 pour le lancement des nouveaux produits de l’année 2006, ceux du futur de Philips, la société d’événements anglaise, et non moins mondiale, Jack Morton a orchestré pour son client, une convention aux petits oignons !


Philips sous la Grande Arche

Le Bar Lounge
Le Bar Lounge
Sur les trois niveaux que comporte le Foyer de l’Arche, l’objectif était de faire découvrir à un public trié et averti trois mondes différents. Dès le premier pas franchi, un premier univers à la Stanley Kubrick, le bar lounge, permettait d’évoluer, tout en sirotant son verre, autour des produits High Tech Philips. Ensuite, en descendant trois marches, le deuxième niveau accueillait la convention proprement dite, et ô joie, après un show savamment orchestré, le public découvrait l’espace "Island" et partait à la découverte d’un petit village entièrement construit en panneau de bois.

Il aura fallu 4 mois de préparation en Angleterre pour cette première mondiale à Paris, avec en objectif Shanghai ou Singapour en Janvier, ensuite Sao Paulo, San Francisco et New York pour le reste de l’année 2006. Nous pouvons donc nous féliciter, français et parisiens, d’avoir eu la primeur de cet événement Philips.

Une pointure de la technique anglaise pilote l'opération

Lindsay, le technical manager
Lindsay, le technical manager
Lindsay Barrowclough, le Technical Manager, reste d’un calme olympien assis sur le bar lounge que les gars de Crossroads démontent, un œil scrutant le fond de la salle. Il sourit, écoute et répond aux questions, certainement détendu par la fin proche et le retour au pays. Mais il en a vu d’autre Lindsay, du haut de ses 24 années de métier dans le show business et sa cinquantaine d’opérations en France, mais aussi à Hong Kong et Shanghai. C’est qu’ils ne sont pas une myriade en Angleterre de bons Technical Manager. Tout au plus une dizaine… comme en France pourrait-on dire. Lindsay m’avoue que les projets ces dernières années sont plus nombreux (Glurp ! Ce n’est pas vraiment le cas en France) mais bien moins étoffés budgétairement. La société de l’éphémère et ses produits sont passés par là… Heureux Lindsay qui dirige sa propre compagnie depuis 4 ans et qui possède à son actif la cérémonie d’ouverture et fermeture des Jeux Olympiques d’Athènes pour la partie feux d’artifices.

Pour Philips ils sont revenus à Paris en équipe… 6 riggers, 6 set wood-metal, 2 sound technicians, 1 video technician, 1 lighting designer, 1 programmer et 18 carpenters qui ont travaillé pour ces derniers en rotation nuit et jour du 15 au 19 pour le montage. L’exploitation aura duré 5 jours et 3 pour le démontage, yes sir !

Boost et Impact, plein feu sur la convention Philips !

Mr. Boost et un Cromabank
Mr. Boost et un Cromabank
Lindsay aura choisi la société française Impact pour la lumière. Réputée pour son professionnalisme, dirigée par Stéphane Fleury cette société a fait le choix de s’équiper avec du matériel assez original. Aux 50 projecteurs traditionnels se sont ajoutés 140 projecteurs asservis Robe et Clay Paki et ces tous nouveaux Chromabank produits phares de chez Impact qui ressemblent à des rampes de grosses cellules. Une rampe est en effet constituée de 12 cellules, chacune d’elle comportent plusieurs dizaines de led qui changent de couleur à volonté. C’est justement l’effet bluffant de ce changement instantané de couleur, associé à la rapidité d’installation et l’économie d’énergie, qui en fait un produit à la côte envoyant du coup les grosses cycliodes au pays des brontosaures. Ce n’est peut être pas complètement le cas mais la fibre et la led ont un bel avenir.

C’est au directeur technique lumière de chez Impact, répondant au doux nom de Boost, que je dois ces explications. Un nom très évocateur mais qui assurément ne lui a pas été donné sans raison tant la préoccupation du démontage lui importait… à la limite du pas de course ! Une pêche d’enfer avec ses 48 ans, ses 25 années passées dans le spectacle, ses 10 années de free-lance. Il aura dirigé 6 de ses techniciens pour le montage, 8 pour le démontage et fait la permanence durant l’exploitation. Boost m’explique qu’il avait aussi la charge des 4 groupes électrogènes de 250 KWA chacun. Une sacrée puissance je lui fais remarquer. En fait les désirs de la production était qu’il ne fallait en aucun cas une coupure d’électricité, si petite soit elle. Pour cette raison, 2 groupes tournaient en synchro en permanence. Il était hors de question d’imaginer du Philips High Tech sans lumière ! Pour finir Boost m’avoue que c’est toujours un plaisir de travailler avec les Anglais. "Ils sont exigeants, ils donnent les moyens et ne mettent pas de pression". Je me dis que s’ils lui en mettaient, ce serait terrible ! Espérons pour lui et pour nos équipes qu’il pense un jour à enclencher les rétro fusées !.

Black Out savamment orchestré pour l'opération

Les pendrillons de Black Out
Les pendrillons de Black Out
Je croise dans ce vaste Foyer de l’Arche, Richard Viollet, 6 années passées dans l’entreprise Black Out et responsable du chantier pour sa partie. Black Out, dirigé par Dominic Peissel, est spécialisée dans l’occultation des espaces au moyen de tissus. Une société que nous connaissons bien pour avoir œuvrer ensemble sur de très nombreux événements et qui nous a fait rencontrer plusieurs contacts anglais avec lesquels nous travaillons. Car Black Out est aussi installé en Angleterre. Pour Philips, il aura fallu 1500 m2 de tissu, dont 900 m2 de laine Sergé noir et 600 m2 de voile blanc froncé à 200%, le tout en M1 (ignifugé), 4 personnels, 4 jours de montage, 150 m de "patience" à accrocher pour qu’à un moment crucial du show, les rideaux s’ouvrent et se ferment à volonté le tout de façon motorisée. Enfin, un immense écran pour une rétro projection pouvait se déplier et s’enrouler sur une machinerie de la société anglaise Stage One qui collabore main dans la main avec Black Out. Bel exemple de travail communautaire entre les entreprises françaises et anglaises…

Pour Crossroads et ses équipes un énième chantier accompli

Hocine G. et Laurent R.
Hocine G. et Laurent R.
Laurent Rosito, va et vient aux aguets, avec son T-Shirt rouge, un beau T-Shirt collector d’ailleurs de chef d’équipe de Crossroads. Rouge pour être bien visible par le régisseur et la production, pour se faire passer un poil si les gars ne travaillent pas suffisamment vite ou bien, diriger l’équipe, la motiver lors des efforts difficiles, s’assurer de la sécurité de chacun et de soi-même… Lourde responsabilité, pesante même, usante évidemment après de nombreuses années au cœur du cyclone comme Chef d’Equipe. Mais Laurent Rosito garde le moral, l’allure et le souffle des grands sportifs ! Il dirige 20 techniciens de Crossroads durant ces journées de démontage. "Avec les anglais un road est un road, on fait notre travail technique, pas plus, et tant que les anglais se comportent bien, ne nous crient pas dessus comme avant dans les concerts, tout va bien". Lindsay m’a dit : "Laurent is a good guy very helpfull !” Heureusement Laurent parle anglais, une des nombreuses conditions pour être chef d’équipe chez Crossroads et répercuter à son équipe les borborygmes shakespeariens des régisseurs venus d’outre Manche.

La convention Philips est terminée, elle se prépare à rejoindre les pays du soleil levant, un jour peut être, Laurent Rosito aura à s’exprimer en cantonais ou pékinois : "Ni hao ma Mr. Lindsay !"

Le site de Jack Morton Worldwide
Le site de Impact Evénement
Le site de Black Out
Quelques photos du démontage dans cet album