L'Année du Brésil au Carreau du Temple avec Stormy Prod., l'Eléphant Blanc et Crossroads



Un Eléphant Blanc au Carreau du Temple ?

Le Carreau du Temple
Le Carreau du Temple
Non ce ne fut pas un mirage... Du 25 juin au 11 septembre une programmation artistique riche et foisonnante, permettait aux parisiens de découvrir une palette de talents de la scène musicale brésilienne, de nombreux jeunes artistes, des ténors de l’art contemporain, des cinéastes, des vidéastes, des danseurs… Le public venu en nombre tous les soirs n’a eu aucun mal à s’imprégner de la culture brésilienne, envahit par les effets enchanteurs des caipirinhas servis par l’officielle officine de la Favela Chic.

La grosse armada brésilienne

Des équipes hors du commun
Des équipes hors du commun
Six mois de dur labeur furent nécessaires pour mener à bien le projet. Malgré certains petits ratés en cours de préparation, c’est à Stormy prod., normalement spécialisé dans l’organisation de concerts, que nous devons le repêchage de l’opération.
La production brésilienne, qui est assez semblable dans son fonctionnement aux productions françaises, directeur de prod., assistants, régisseurs, décorateurs, techniciens… ne s’est pas embarrassée d’études et de réflexions interminables pour savoir s’il fallait louer les services d'entreprises locales et supporter les coûts français inévitablements horrifiques, comparés aux leurs. Elle a pris le parti d’être totalement autonome et d’acheminer du Brésil 33 containers (environ 300 t de matériel) chargés de plus de 5000 feuilles de bois, de plaques de verre, de poutres en acier et une cinquantaine de décorateurs, manutentionnaires et techniciens. Quelques 10 tonnes de matériels et de déco sont cependant restés en « spare »… On ne sait jamais, le Brésil n'est pas si proche pour y envoyer un runner !

Crossroads et la technique de l'Eléphant... ça trompe !

C. l'Yvonnet, A. de Tayrac, J. Lastrajoli
C. l'Yvonnet, A. de Tayrac, J. Lastrajoli
L’Eléphant Blanc est la jeune entreprise de décoration menée tambour battant par le Baron Armand de Tayrac et Christian l’Yvonnet. De sérieuses références dans le milieu du cinéma et de la décoration leur ont permis d’obtenir le marché de l’interface déco nécessaire pour un montage et démontage rigoureux respectant les normes de sécurité imposées par les commissions. Crossroads était présent avec ses décorateurs en soutien logistique pour compléter les équipes brésiliennes durant les trois semaines du montage.

Des professionnels venus du pays de la samba

Le Carreau du Temple à l'heure brésilienne
Le Carreau du Temple à l'heure brésilienne
Ce fut un carnaval de containers à décharger, à stocker et répartir, car la place pour le montage dans le Carreau du Temple était si exiguë qu’il fallait danser entre les fly cases et les IPN. Danser, les brésiliens savent le faire, mais tenir un marteau, un tournevis, en équilibre en haut d’une échelle tout en chantant… ça, nous en sommes restés interloqués ! Ils étaient hilares et il y avait de quoi ! Payés 30 € par jour de travail à couper à la scie égoïne des centaines de feuilles de bois pour la déco et recevoir 20 € pour déjeuner, c’était à ne rien comprendre ! Mais qu’elle ambiance ! Après 3 semaines de montage, près de 3 mois d’exploitation, des dizaines de concerts et d’expositions, 12 jours de démontage, l’Année du Brésil et son exposition se terminent à Paris dans un tourbillon de caisses et containers. Souhaitons que ces éléments puissent encore servir à décorer les fantasmagoriques carnavals brésiliens. Bon retour à cette joyeuse équipe en espérant qu'elle revienne vite.


N'oubliez pas de visiter le montage et le rendu